les billets d'humeur de Jean Marie Philibert dans le Travailleur Catalan
Jean Marie PHILIBERT ( c'est moi ) écrit toutes les semaines un billet d'humeur dans le TRAVAILLEUR CATALAN, hebdomadaire de la fédération catalane du PCF.
Je ne peux que vous conseiller de vous abonner à ce journal qui est aujourd'hui le seul organe de presse de gauche du département des Pyrénées Orientales.
J'ai rassemblé dans ce blog quelques uns de ces billets d'humeur en rappelant brièvement les événements qu'ils évoquent
Je ne peux que vous conseiller de vous abonner à ce journal qui est aujourd'hui le seul organe de presse de gauche du département des Pyrénées Orientales.
J'ai rassemblé dans ce blog quelques uns de ces billets d'humeur en rappelant brièvement les événements qu'ils évoquent
mardi 15 octobre 2024
ENGAGEZ-VOUS ! REENGAGEZ-VOUS !
Engagez-vous ! Réengagez-vous !
Je suis toujours très surpris dans les situations politiques que nous vivons, situations compliquées, mouvantes et qui pourraient parfois sembler sans issue, de voir, d’entendre la prolifération de celles et ceux qui savent, ont compris, ont la solution, souvent d’une lumineuse clarté pour nous sortir d’un marasme où nous avons le tort de nous laisser enfermer. La clarté de ceux qui savent est le plus souvent inversement proportionnelle au sombre contexte dont il s’agirait de sortir une humanité d’individus bornés, et accessoirement de citoyens, qui seraient dans l’incapacité de comprendre ce qui se passe et qu’il convient d’assister, en attendant, en espérant leur soutien et sans doute aussi leurs suffrages. C’est vrai à PERPIGNAN, ils savent tous quoi faire pour battre ALIOT aux prochaines municipales. C’est vrai à PARIS où les donneurs de leçons prolifèrent.
La coupure
La compétition entre tous ces prétendants est rude, les points de convergence sont rares, leur ton est péremptoire, les valeurs s’entrechoquent qui laissent pantois ceux qui ont progressivement déserté un terrain politique pour tenter de faire face aux difficultés du jour. La coupure s’accentue entre des responsables ou pseudo, qui se parent d’un savoir, d’une lucidité sans défaut, qui voudraient un rôle à la hauteur de leurs ambitions, qui rejoignent des équipes qui se préparent pour les prochains matchs et ceux qui par lassitude au mieux observent une situation qui leur échappe. La droite, le centre, aussi la gauche un peu sont touchés par cette maladie qui est concomitante d’un désintérêt pour la chose publique
Ainsi, comme disait Marchais, les classes laborieuses se désengagent, se replient sur elles-mêmes, la politique perd de son attrait. Et toutes les aventures des plus saugrenues aux plus folles (voir le R.N.) deviennent possibles.
Et pourtant
Et pourtant souvenons-nous de la bataille des retraites : une revendication universelle, une union syndicale solide, des millions de gens dans la rue, une volonté farouche de préserver un droit. On était aux antipodes d’un désengagement.
Et pourtant pas plus tard que les dernières législatives et le RN aux portes du pouvoir, les citoyens se sont reconnus dans le Nouveau Front Populaire pour lui donner une majorité relative et dire que le changement était nécessaire, que le progrès social était une attente forte, qu’il fallait y aller sans retenue, pour les salaires, les droits, les services publics. On était dans l’engagement du plus grand nombre et, pour beaucoup, on y est toujours.
Les grands esprits à la manœuvre
Mais les manœuvres du pouvoir macronien, ses soutiens, à droite, au centre et la complicité du RN nous ont amené, contre les résultats électoraux, un gouvernement Barnier de récession, d’austérité budgétaire, de compromis avec le pouvoir économique et la finance pour qu’on en bave toujours un peu plus au prétexte de contraintes budgétaires en mesure de nous engloutir. La dette, le déficit budgétaire, des riches qui se sont gavés… et des pauvres qui le sont toujours plus. Merci les grands esprits.
Les mensonges sont gros, ils produisent leurs effets et empêchent un engagement résolu pour une société de justice et de solidarité, telle que le Nouveau Front Populaire commençait à la dessiner.
La course à l’échalote de ces savants de pacotille, de ces candidats à tout peut continuer, chacun peut poursuivre ses espoirs de tromper son monde, de jouer à l’homme ou la femme providentiel(le). Leur seul souci ; que rien ne change et que les classes laborieuses, le peuple, les progressistes, les assoiffés de justice se tiennent tranquilles, se désengagent au maximum pour ne surtout pas renverser la table d’un repas qui n’est pas le leur.
Comme on disait quand l’armée recrutait, travailleuses et travailleurs, étudiants, lycéens, retraités, chomeurs, amoureux de la vie : ENGAGEZ-VOUS ! REENGAGEZ-VOUS ! POUR RENVERSER LA TABLE ENFIN !!!..
Jean-Marie Philibert.
Inscription à :
Commentaires (Atom)